La Tunisie
Sommaire:
Présentation générale
Langues officielles : Arabe littéral
Capitale : Tunis
Plus grande ville : Tunis
Président : Zine el-Abidine Ben Ali
Superficie : 163 610 km²
Population : 10 031 100 hab.
Densité : 63 hab./km²
Indépendance : 20 mars 1956 (Ex-protectorat français)
Monnaie : Dinar tunisien (TND)
Fuseau horaire : UTC +1 (été +2)
Indicatif téléphonique : +216
La Tunisie est un pays d'Afrique du Nord appartenant au Maghreb. Elle est bordée au nord et à l'est par la mer Méditerranée. Sa frontière ouest s’ouvre sur l’Algérie (965 km) et sa frontière sud-est sur la Libye (459 km). Son nom est dérivé de celui de sa capitale, Tunis, située dans le nord du pays.
Près de 40% de la superficie du territoire est occupée par le désert du Sahara, le reste étant constitué de terres très fertiles, berceau de la civilisation carthaginoise qui atteignit son apogée au IIIe siècle.
Depuis 1957, la Tunisie est une république présidentielle à la tête de laquelle se trouve actuellement M. Zine el-Abidine Ben Ali. Intégrée aux principales instances de la communauté internationale, elle fait également partie de la Ligue arabe, de l'Union africaine et de la Communauté des États sahélo-sahariens.
Histoire
Époque Arabe
Au septième siècle, l'Ifriqiya est intégrée
au monde musulman. La ville de Kairouan, que les arabes fondent en 670,
devient la capitale de la province et le centre de la vie religieuse.
C'est la ville où l'on trouve les mosquées les plus anciennes
et les plus prestigieuses du Maghreb. Carthage tombe en 698.
Cette ère est marquée par le développement urbanistique
du pays, et l'apparition de grands penseurs tels que Ibn Khaldoun, historien
et père de la sociologie moderne, dont les travaux sont encore
enseignés.
Sous la dynastie des Aghlabides, établie vers l'an 800, l'Ifriqiya
rayonne dans tout le monde musulman. C'est aussi à cette épooque
qu'est construite la Mosquée Zitouna de Tunis.
En 909, les Fatimides prennent la succession des Aghlabides. Ils fondent
Mahdia en 921, qui devient la capitale du pays.
En 1159, les Almohades unifient le Maghreb : leur juridiction s'étend
de l'Andalousie à la Tripolitaine.
Cependant, moins d'un siècle plus tard, en 1236, les Hafsides,
vassaux des Almohades, se déclarent indépendants et fondent
une nouvelle dynastie à Tunis.
Aux XVe et XVIe siècles, l'arrivée des mauresques musulmans
et juifs andalous chassés d'Espagne par la Reconquista provoque
un enrichissement intellectuel considérable.

Période ottomane
En 1574, la Tunisie est annexée à l'Empire ottoman.
Quoique toujours officiellement une province de l'Empire Ottoman, la
Tunisie acquiert une grande autonomie au XIXe siècle, sous la
dynastie des beys Husseinites, fondée en 1705. À cette
époque, le pays vit de profondes réformes, comme l'abolition
de l'esclavage et l'adoption en 1861 d'une constitution — la première
du monde arabe —, et manqua même de devenir une république
indépendante.
Malheureusement, en raison d'une part des la politique ruineuse des
Beys, et d'autre part d'interférences étrangères
dans l'économie, le pays connut de graves difficultés
financières qui contraignirent à déclarer la banqueroute
en 1869. Ce fut l'occasion pour les grandes puissances européennes
de mettre pied dans le pays, qui fit l'objet de rivalités entre
la France, l'Italie et le Royaume-Uni.
La Tunisie avait à peine amorcé son virage vers l'indépendance
qu'elle retombait sous le joug d'une autre puissance étrangère.
Ce fut la France qui réussit à imposer au Bey un protectorat,
à la grande colère de l'Italie qui voyait la Tunisie comme
son domaine réservé.
Période coloniale
En effet, la Tunisie apparaît comme un enjeu stratégique
à la charnière des bassins occidental et oriental de la
Méditerranée. Elle est donc l'objet des convoitises rivales
de la France et de l'Italie, la première entendant assurer la
sécurité de ses territoires algériens et éviter
que l'Italie ne contrarie ses ambitions en Égypte et au Levant
en prenant le contrôle des accès de la Méditerranée
orientale. Confrontés à une surpopulation inquiétante,
les dirigeants du jeune royaume d'Italie rêvent d'une grande politique
coloniale et ce territoire, où la minorité européenne
est constituée pour l'essentiel d'Italiens, est un objectif dont
la conquête constitue une priorité pour le gouvernement
de Rome. Roustan et Maccio, les deux consuls français et italien,
se dépensent sans compter pour profiter des difficultés
financières du bey. Les incursions des pillards kroumirs en territoire
algérien fournissent le prétexte nécessaire et
Jules Ferry, soutenu par Léon Gambetta, fait valoir qu'il est
nécessaire d'aller s'emparer en Tunisie de la « clé
de la maison algérienne ». En avril 1881, les troupes françaises
pénétrent dans le pays et Sadok Bey, ne tentant pas de
résister, accepte de signer, le 12 mai, le traité du Bardo
qui fait de la Tunisie un protectorat français. En 1883, après
avoir maté un soulèvement de tribus, les Français
confient l'organisation de la conquête au résident général
Paul Cambon. Après une période d'administration militaire,
des contrôleurs civils venus d'Algérie se substituent aux
caïds locaux.
Le pays est alors marqué par de profondes mutations touchant
tous les domaines : il est doté d’une infrastructure ferroviaire,
routière et portuaire, l’objectif de la colonisation étant
la mainmise sur les ressources du pays. On entame également l’exploitation
des ressources minières et d’importants investissements
dans une agriculture mécanisée à hauts rendements.
Or, la dégradation progressive de la situation économique
et sociale suscite la formation d'une bourgeoisie réformiste,
l’effervescence nationaliste et la conscientisation de la population
autochtone. Le mouvement de libération nationale émerge
avec les premiers intellectuels formés au collège Sadiki
puis en France : ceux qu’on appelle les Jeunes Tunisiens rassemblés
autour d’Ali Bach Hamba et Béchir Sfar. En 1911, une émeute
déclenchée à Tunis au moment de la guerre italo-turque
donne le point de départ d'un mouvement d'opposition organisé
mais faisant l'objet d'une répression très dure.
Après la Première Guerre mondiale, la création
du Destour, en 1920, relance le mouvement nationaliste qui est néanmoins
touché par l'arrestation et l'exil, en 1925, des leaders de la
Confédération générale des travailleurs
tunisiens. La crise des années 1930 et les changements politiques,
survenus en France et en Europe, favorisent la naissance de nouvelles
organisations politiques, syndicales, philanthropiques, sportives, culturelles
et de jeunesse. Cette dynamique nouvelle permet à Habib Bourguiba,
aidé par ses camarades Mahmoud Materi, Tahar Sfar et Bahri Guiga,
de quitter le Destour et de créer, le 2 mars 1934, le Néo-Destour.
Toutefois, les autorités du protectorat tentent de contenir toute
tentative de renversement de l'ordre établi : les chefs du Néo-Destour
sont déportés dans le sud du pays puis libérés,
en 1936, par le gouvernement de Léon Blum qui ouvre des négociations
interrompues en juin 1937. Des incidents sanglants se produisent en
juillet et provoquent à nouveau l'arrestation des leaders du
Néo-Destour et la proclamation, en 1938, de l'état de
siège.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Tunisie devient le théâtre
des premières opérations communes entre l’armée
américaine et son alliée britannique en 1942-1943. Le
corps principal de l’armée britannique commandé
par le général Bernard Montgomery avance à partir
de la Libye, après sa victoire dans la bataille d’El-Alamein,
en direction du sud de la Tunisie (ligne Mareth) tandis que les États-Unis
et d’autres alliés approchent par l’ouest à
la suite de leur débarquement en Algérie et au Maroc (Opération
Torch). L’Allemagne étant alors engagée dans la
bataille de Stalingrad, il est facile de considérer la campagne
de Tunisie comme un événement mineur mais en réalité
elle a un impact important : elle ouvre la route de la Sicile et de
l’Italie aux Alliés. Le conflit interrompt à peine
l'action des nationalistes : dès la fin des années 1940,
le mouvement prend de l'ampleur. Pour avoir tenté de canaliser
à son profit les idées nationalistes, Moncef Bey est déposé
après la libération qui met fin à l'occupation
allemande du pays (novembre 1942-mai 1943). Il est remplacé par
son cousin Lamine Bey.
En août 1950, ce dernier forme un gouvernement auquel participe
le secrétaire général du Néo-Destour. Cependant,
face aux atermoiements de la France, Bourguiba se résout à
la confrontation et encourage la résistance armée. Il
est à nouveau arrêté en janvier 1952. En 1954, les
choses changent brusquement avec l'arrivée de Pierre Mendès
France à la tête du gouvernement français : la France
consent à négocier avec les nationalistes. Dans un discours
prononcé à Carthage, le 31 juillet, Mendès France
s'engage à accorder l'autonomie interne qui fait l'objet des
conventions signées, le 3 juin 1955, avec Tahar Ben Ammar. Le
20 mars 1956, un protocole abolit le traité du Bardo et reconnaît
l'indépendance de la Tunisie
Tunisie indépendante
Le Néo-Destour obtient 95% des suffrages aux élections
de mars 1956. Devenu chef du gouvernement, Bourguiba, proclame la république
dont il devient le premier président. Il met sur pied un régime
qui se veut à la fois moderniste (laïcisation de l'enseignement,
promulgation du Code du statut personnel, etc.), libéral (reconnaissance
des libertés fondamentales) et socialiste (réforme agraire
et développement planifié). Les relations avec la France
sont tout d'abord difficiles comme le révèle, en 1961,
la crise de Bizerte (dernière base militaire française
en Tunisie qui est finalement évacuée le 15 décembre
1963).
Le 7 novembre 1987, En application de l'article 57 de la Constitution,
et sur la foi d'un rapport médical déclarant le Président
Habib Bourguiba dans l'incapacité d'assumer les charges de la
présidence de la République le Premier Ministre Zine El
Abidine Ben Ali, succède au président Bourguiba, devenu
sénile. Il est élu démocratiquement deux ans plus
tard.
La succession au pouvoir s'est opérée dans le cadre de
la légalité constitutionnelle et de façon pacifique.
Depuis 1987, sous l'impulsion clairvoyante du Président Ben Ali,
La Tunisie a entamé une progression intense et cela tant au point
de vue économique que social.
Par les différents plans de développement engagés,
le Président a fait de la Tunisie un hâvre de paix, de
prospérité et de sérénité. Il a par
ailleurs encouragé les initiatives des jeunes entrepreneurs,
et LocsTunisie fait sans doute parti du fruit de cette politique engagée
depuis le Changement.

Géographie
La Tunisie couvre 163 610 km2, ce qui fait d’elle
le plus petit pays du Maghreb. Elle possède un relief relativement
contrasté suivant les régions et une façade maritime
importante (1 298 kilomètres) principalement orientée
vers l’est. La principale chaîne de montagnes, qui traverse
le pays dans le sens sud-ouest - nord-est en direction du cap Bon, est
la dorsale tunisienne qui constitue l’extrémité
orientale de la chaîne de l’Atlas. Entre les montagnes de
cette région se trouvent des vallées et des plaines fertiles.
Son point culminant est le Djebel Chambi (1 544 mètres) et l’altitude
moyenne de 700 m. Le Sahara, situé au sud du pays, couvre environ
40 % du territoire.
Un seul cours d’eau est alimenté de façon continue
: la Medjerda qui se jette dans le golfe de Tunis.
Ses principales ressources naturelles sont le pétrole, les phosphates,
le minerai de fer, le plomb, le zinc, le sel et ses terres arables.
Climat
Le climat de la Tunisie est soumis aux influences méditerranéennes
et sahariennes : elle est en fait répartie en 7 zones bioclimatiques
favorables à une grande diversité de pratiques agricoles,
la grande différence entre le nord et le reste du pays étant
due à la dorsale tunisienne qui sépare les zones soumises
au climat méditerranéen de celles soumises au climat aride
engendré par le Sahara.
La pluviométrie annuelle varie selon les régions :
environ 1 000 millimètres au nord
environ 380 millimètres au centre
environ 300 millimètres au sud
La saison estivale est marquée par une aridité importante
qui se manifeste par la chaleur et la sécheresse en partie dues
au sirocco. Les températures varient en raison de la latitude,
de l’altitude et de la proximité ou de l’éloignement
de la mer Méditerranée. Les températures moyennes
pour l’ensemble du pays sont de 12°C en décembre et
de 30°C en juillet. Le pays bénéficie également
d’un taux d’ensoleillement important (dépassant 3000
heures par an). S’il peut faire quelques degrés au-dessous
de 0 en hiver dans les montagnes de Kroumirie, la température
grimpe parfois, en été, aux environs de 50°C à
l’ombre dans les régions désertiques.
Villes principales
La Tunisie est urbanisée à 64,9 % (2005) et connaît
un taux d’urbanisation annuelle de 3,6 %. Le réseau urbain
se situe sur la bande littorale orientale, entre les régions
de Tunis et Gabès en passant par le Sahel et Sfax (centre-est
du pays), qui dispose des plus grandes infrastructures économiques
et concentre plus de 80 % de la population urbaine.
Les principales villes sont :
- Tunis : 728 453 habitants (2 083 000 en intégrant le Grand Tunis)
- Sfax : 265 131 habitants (500 000 en intégrant le Grand Sfax)
- Sousse : 173 047 habitants (400 000 en intégrant le Grand Sousse)
- Kairouan : 117 903 habitants
- Gabès : 116 323 habitants (170 000 en intégrant le Grand Gabès)
- Bizerte : 114 371 habitants (150 000 en intégrant le Grand Bizerte)

Transports
La Tunisie compte 7 aéroports internationaux
mais c’est le transport ferroviaire qui constitue l’activité
principale sur le plan national en matière de transports. Il
est constitué d’un réseau national de 1905 kilomètres
de voies ferrées et de 200 gares. Le réseau routier est
d’une longueur de 18 997 km et permet de relier les différentes
régions du pays et de relier la Tunisie à ses voisins
algériens et libyens.
- Djerba : Aéroport international de Djerba-Zarzis
- Gafsa : Aéroport international de Gafsa-Ksar
- Monastir : Aéroport international de Monastir Habib-Bourguiba
- Sfax : Aéroport international de Sfax-Thyna
- Tabarka : Aéroport international de Tabarka-7 novembre
- Tozeur : Aéroport international de Tozeur-Nefta
- Tunis : Aéroport international de Tunis-Carthage

Culture
La culture de la Tunisie est riche de ses 3000 ans d'histoire et reflète ses cultures punique, arabe, turque, africaine, européenne et musulmane ainsi que l’influence des dynasties successives qui règnent sur le pays. Les sites historiques (amphithéâtre d'El Jem et ruines de Carthage), les musées (dont le Musée national du Bardo), l'architecture des villes (Sidi Bou Saïd et son influence arabo-andalouse), la cuisine (baguette, fromage et croissant français ainsi que pâtes italiennes) et la musique témoignent de ce passé où les cultures du bassin méditerranéen se sont croisées.
Langues
La Tunisie est l’État du Maghreb le plus homogène
sur le plan linguistique. Les langues parlées en Tunisie sont
le tunisien (langue maternelle sémitique dérivée
de l’arabe littéral et sans statut officiel) et l’arabe
littéral (langue officielle enseignée dès la maternelle).
La plupart des Tunisiens parlent également le français
(langue de culture enseignée dès l’école
primaire) comme seconde langue et apprennent l’anglais en primaire
(dès l’âge de 9 ans). Ainsi, ils parlent 3 langues.
Quant aux lycéens, ils doivent choisir une option obligatoire,
qui sera leur quatrième langue, entre l’allemand, l’espagnol,
l’italien, le russe ou le chinois. L’enseignement de base
est gratuit et obligatoire pour tous les enfants jusqu'à l’âge
de 16 ans.

Cinéma
Même si la production cinématographique tunisienne est
relativement jeune, des films tels que Halfaouine, l'enfant des terrasses
et Un été à la Goulette de Férid Boughedir,
remportent de nombreux prix et trophées internationaux. Les Journées
cinématographiques de Carthage constitue le plus ancien des festivals
cinématographiques des pays en développement. L'industrie
cinématographique tunisienne ainsi que ses paysages attirent
également de nombreuses productions étrangères
dont La Guerre des étoiles, Pirates ou Le Patient anglais.
Littérature
La littérature tunisienne existe sous 2 formes : celle en langue
arabe et celle en langue française. La littérature arabophone
remonte au VIIe siècle avec l’arrivée de la civilisation
arabe dans la région. Elle est plus importante en volume comme
en valeur que la littérature en langue française qui suit
l’implantation du protectorat en 1881. Environ 120 livres en arabe,
tous genres confondus, voient le jour en 2000. Parmi les grands auteurs
tunisiens, on peut citer Aboul-Qacem Echebbi et Mahmoud Messaadi.

Musique
La musique tunisienne est influencée principalement par les cultures
arabo-andalouse, arabe et occidentale. Son courant musical classique
le plus réputé est le malouf. Mais la musique populaire
perdure avec l’utilisation d'instruments arabes, comme la darbouka
et l'oud, ou des instruments plus spécifiques à la Tunisie
comme le mezoued. Parmi les grands chanteurs tunisiens, on peut citer
Ali Riahi, Cheikh El Afrit, Mohamed Jamoussi et Habiba Msika. Chez les
musiciens, on peut également citer Anouar Brahem ou Amina Srarfi.
Dans le même temps, une majorité de la population est attirée
par des musiques d’origine arabe (égyptienne, libanaise
ou encore syrienne). La musique occidentale actuelle remporte également
un succès important avec l'émergence de nombreux groupes
et de festivals de rock, de hip hop, de reggae et de jazz.
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Festivals
Des centaines de festivals internationaux, nationaux, régionaux
ou locaux ponctuent l’agenda annuel. Les festivals de musique
et de théâtre dominent largement la scène culturelle
nationale. Certains sont à vocation générale comme
le Festival de Carthage alors que d'autres sont plus spécialisés
comme le Festival des arts plastiques de Mahrès ou le Tabarka
Jazz Festival.
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Artisanat
La Tunisie est également réputée pour ses produits
artisanaux :
-
Poterie et céramique : le modelage, la cuisson et le décor de ces poteries sont demeurés primitifs. Les lignes, les points, les traits ciliés, les dents de scie, les croix, les losanges sont autant de motifs qui rappellent les tatouages et tissus ruraux. Ce sont les potiers de Guellala qui sont à l’origine de la création d’autres centres potiers sur le littoral tunisien : Tunis, Nabeul, Moknine, etc. Mais si la poterie poreuse s’identifie à Guellala, celle émaillée (jaune, vert ou brune) est la marque de fabrique de Nabeul.
-
Tapis : la petite histoire attribue à une fille d’un gouverneur ottoman de Kairouan l’introduction en Tunisie, en 1830, du tapis à points noués d’inspiration anatolienne.
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-
Costumes : Au début du XXe siècle, chaque région ou village possède son propre costume. Aujourd'hui, le costume traditionnel est la tenue par excellence pour les mariages et les cérémonies. C’est la jebba qui s’est imposée comme habit traditionnel national. Cet habit ample, couvrant tout le corps, se différencie selon la qualité de son étoffe, de ses couleurs et de ses passementeries
-
Mosaïque : la Tunisie possède la plus riche collection de mosaïques antiques du monde. C’est à l’époque romaine et surtout à partir du IIe siècle que cet art se développe au point qu’on puisse parler d’une véritable école africaine marquée par la maîtrise de la représentation figurée.
- Babouche : les babouches d’hommes sont généralement de la couleur naturelle du cuir. Celles des femmes sont dans leur majorité brodées de fils de soie, de coton, d’or et d’argent avec des motifs floraux ou des croissants.
-
Ferronnerie : c’est aux Andalous que l’on attribue la décoration des portes cloutées devenue caractéristique du fer forgé tunisien. Bleues elles aussi par tradition, les grilles en fer forgé garnissent fenêtres et bouches d'aération des cuisines et des salles de bains. Leurs entrelacs de métal tranchent avec la sobriété des façades blanchies à la chaux. Destinées à embellir les maisons et à préserver l'intimité des habitants, ces grilles rappellent les moucharabiehs de la tradition arabo-andalouse (panneaux de bois sculpté qui permettaient aux femmes de regarder dans la rue sans être vues). Les cages à oiseaux de Sidi Bou Saïd s’inspirent directement de ces arabesques en fer forgé qui ornent les façades.

Sport
La Tunisie s’illustre particulièrement sur le plan sportif dans 2 sports :
- Le football :
- Pays organisateur et vainqueur de la CAN 2004
-
Équipe qualifiée pour les coupes du monde 1978, 1998, 2002 et 2006
-
L'Espérance Sportive de Tunis, l'Étoile sportive du Sahel, le Club Africain ou le Club sportif Sfaxien ont gagné à plusieurs reprises des manifestations continentales et régionales : Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupes, Coupe de la CAF, Coupe d'Afrique des clubs champions ou encore Ligue des champions arabes.
-
Le handball :pays organisateur du championnat du monde de handball masculin 2005 (4e de cette édition pour la première fois de son histoire) et 2e lors de la Statoil World Cup 2006 en Suède.
Mais d'autres sports sont également populaires comme
-
la pétanque : la Tunisie est championne du monde senior à plusieurs reprises
- le basket-ball notamment dans les régions de Monastir et Kairouan





